vendredi 13 mars 2015

Pierre Niney ne veut plus jouer (à) la comédie

Pierre Niney "Un Homme idéal"


Pierre Niney quitte la Comédie Française


Mais que ses fans se rassurent, Pierre reste plus que jamais dans le cinéma.

La nouvelle a d'abord été annoncée par un tweet de Catherine Ceylac (animatrice de "Thé ou Café" sur France 2) émisssion dans laquelle Pierre Niney sera invitée demain samedi

Selon Le Point, "l'acteur se sentait un peu orphelin depuis le départ de Murielle Mayette" (ex-administratrice de l'institution) qui l'avait engagé en 2010. Et ses nombreuses apparitions au cinéma lui laissait de moins en moins de temps pour développer des projets théâtraux.

César du meilleur acteur dans le film Yves Saint Laurent, Pierre Niney est promis à un avenir radieux. son nouveau film, "Un Homme idéal", sort mercredi 18 mars.



retrouvez bientôt notre critique de Un homme ideal

ENTRETIEN AVEC PIERRE NINEY (pour "Un Homme Ideal)

C’est la première fois que vous jouez dans un thriller…


…Alors que c’est un genre dont je suis très fan. Quand un thriller est réussi, ce qui
est rare, ça m’embarque vraiment.

Connaissiez-vous Yann Gozlan ?


Je n’avais pas vu CAPTIFS mais je connaissais ses deux courts métrages. Je me  souviens avoir lu son scénario dans l’avion qui m’emmenait au Festival de Cannes il  y a deux ans, je pensais lire quinze pages puis faire autre chose, je ne l’ai pas lâché.

Ma lecture terminée, j’avais la chair de poule. À peine l’avion avait-il atterri à Nice
que j’avais déjà rallumé mon portable : c’était quand il voulait. 

En France, quand on s’attaque au thriller, on a souvent tendance à en exploiter le côté  très noir. Chez Yann Gozlan, je retrouvais vraiment les codes d’un GHOSTWRITER,  de Roman Polanski, ou d’un MATCH POINT, de Woody Allen ; une qualité d’écriture américaine associée à l’image française de PLEIN SOLEIL, de René Clément, ou de LA PISCINE, de Jacques Deray.

En refermant le scénario, je me rappelle avoir également pensé au film de Dominik Moll, HARRY, UN AMI QUI VOUS VEUT DU BIEN : un récit qui débute de façon on ne peut plus normale et qui dérape sans possibilité de retour en arrière.

Qu’est-ce qui vous attirait dans cette histoire ?

La problématique identitaire et les questions que pose le film sur l’art sont très inspirantes
pour un comédien. Dès l’instant où il est pris au piège de son mensonge, Mathieu s’enfonce dans un engrenage qui l’oblige à accomplir un parcours initiatique dans les méandres du mal et cela donne matière à pas mal de questionnements : a-t-on besoin de traverser des épreuves aussi difficiles pour avoir quelque chose à dire ? Qu’est-ce qui permet de créer ?

J’aimais tout particulièrement l’idée que ce type, passionné, ne soit pas talentueux.
Le cinéma a plus souvent tendance à s’intéresser à des artistes qui ont un don magnifique.
Rares sont les réalisateurs qui se penchent sur ce genre de figures, mis à part les « losers magnifiques » des frères Cohen que j’adore. Ici Mathieu va devoir inventer ce don, ce talent, car cela devient une question de survie !


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