vendredi 27 février 2015

TV : Peplum sur M6 la suite de Kaamelott ?

  "Peplum" est la nouvelle série humoristique de M6 avec Rome pour décor. Et une belle brochette d'acteurs, dont Jonathan Lambert, Pascal Demolon et Nicole Ferroni.
Elle commencé sa diffusion lundi dernier et a connu un bon démarrage !

Jonathan Lambert et Pascal Demolon dirigent tant bien que mal une Rome antique au bord de la faillite  ©Cécile Rogue/M6



“PEPLUM” NOUS PLONGE, SUR FOND DE DÉCLIN DE  L’EMPIRE ROMAIN, DANS LE QUOTIDIEN DE BRAVUS (PASCAL DEMOLON), ANCIEN ESCLAVE DEVENU CONSEILLER DU TYRANNIQUE EMPEREUR MAXIMUS  (JONATHAN LAMBERT). SOUS PRESSION, COINCÉ ENTRE UNE VIE PROFESSIONNELLE PARTICULIÈREMENT  STRESSANTE ET UNE VIE DE FAMILLE CHAOTIQUE, SES  JOURNÉES NE SONT PAS DE TOUT REPOS.

Bravus, au bord de la crise de nerf : il aurait pas du prendre le job de conseiller de Maximus (comment éviter le Burn Out) ©Cécile Rogue/M6


Côté boulot, Bravus doit mouiller la toge pour ralentir un déclin qui a  une fâcheuse tendance à s’accélérer sous l’impulsion désordonnée de l’incompétent, cruel, capricieux et narcissique Maximus. Côté perso, il  doit affronter chaque soir son fils Caïus (Anthony Sonigo) fraîchement converti au christianisme, son épouse Octavia (Nicole Ferroni), étrangère aux codes de la bonne société romaine et sa fille délurée Lydia (Lou Chauvain) qui les assimile trop bien.

Excentrique, narcissique, cruel, incompétent et imprévisible, Maximus tyran loufoque, empereur de Rome malheureusement
©Cécile Rogue/M6


Maximus est un empereur romain excentrique et imprévisible. Pour lui, l’Empire s’arrête à son nombril, et le reste du monde n’est qu’un gros jouet soumis à ses caprices. Tel un psychopathe, il alterne entre moments de folie, de démesure et de noirceur, et instants de sérénité de normalité et
de raison apparente. Pour certains, Maximus est un être infantile et pervers (un peu comme le patron de la Corée du Nord dans The Interview) mais pour d’autres, c’est un chouette camarade de jeu.













“PEPLUM”, OU COMMENT ÉVITER LE BURN-OUT DANS UNE SOCIÉTÉ EN DÉCLIN. 

Maximus : “J’ai réfléchi... On va mettre deux proues ;
une de chaque côté. Donc, au lieu d’avoir
200 navires, on en aura 400. Tu vois
l’idée ? Les mecs ils vont nous voir partir
alors qu’en fait on sera en train d’arriver.
Ils vont rien comprendre.”

Côté casting, la série devrait aussi avoir des invités prestigieux. M6 a prévu pas mal de "guest stars" pour s'assurer du succès de ce nouveau programme. Parmi elles, on peut citer Franck Dubosc, Manu Payet, Isabelle Nanty, Bruno Solo, François Berléand, Michèle Laroque, Kad Merad, Yvan Le Bolloc'h entre autres.

Entretien avec Pascal Demolon 

carrière marquée par des PERSONNAGES PARFOIS SOMBRES OU
RÉSOLUMENT COMIQUES. CE RÔLE DE BRAVUS DANS “PEPLUM” EST-IL UN BON
CONDENSÉ DE CE QUE VOUS AIMEZ FAIRE ?

Oui, Bravus est un personnage qui est dans un registre comique de part les situations, les dialogues et les interactions qu’il a avec les autres personnages, et il a aussi une dimension tragico-comique. Il subit beaucoup de choses et doit répondre aux besoins des uns et des autres pour leur confort plus que pour le sien, ce qui peut le pousser vers le burn-out. C’est un personnage riche qui permet d’explorer des registres différents. C’était la volonté des auteurs et du réalisateur de créer un personnage qui pouvait être à la fois drôle et touchant.

Peplum ©Cécile Rogue/M6


COMMENT DÉCRIRIEZ-VOUS LE PERSONNAGE DE BRAVUS ? QU’EST-CE QUI
EN FAIT UN PERSONNAGE SI COMPLEXE ET COMIQUE ?
Bravus, c’est un peu “le bon sens près de chez vous”.
Il est dans une situation à laquelle il n’était pas préparé.
C’est un gars qui vient du bas de l’échelle à qui on demande d’être tout en haut de l’échelle… mais avec son bon sens, il va éviter le pire, que ce soit sur le plan politique avec tout ce qu’il y a à gérer dans un état dirigé par quelqu’un comme Maximus, qui n’a pas non plus les compétences pour le diriger. Il retrouve, d’ailleurs, la même situation en rentrant à la maison. En effet, il a aussi la problématique d’une famille qui s’est elle même retrouvée propulsée à un niveau de vie qu’elle n’a jamais connu.

Maximus dans Peplum ©Cécile Rogue/M6


COMMENT S’EST PASSÉE LA COLLABORATION AVEC JONATHAN LAMBERT ET PHILIPPE LEFEBVRE, LE RÉALISATEUR ?

À merveille ! J’étais très fan de Jonathan Lambert, j’admirais ses performances et son travail, sa faculté d’incarner et de jouer des personnages très hauts en couleurs avec toujours un grain de folie. Je trouve qu’il a une capacité de travail et de réactivité incroyable. Nous sommes complémentaires,
nous avions l’impression que nous étions des clowns venus de pays différents mais qui tout d’un coup se sont trouvé un royaume commun. Quant à Philippe, c’est une plus-value extraordinaire car après avoir travaillé avec lui, je n’arrive pas à m’imaginer que quelqu’un d’autre aurait pu
conduire la barque de manière plus évidente et plus riche que lui. Il a une sensibilité particulière, étant lui-même acteur, cette collaboration nous a tiré vers le haut. Il a beaucoup d’humour, un amour du travail bien fait et une exigence très constructive.

Peplum ©Cécile Rogue/M6


“PEPLUM” PROFITE DE LA PRÉSENCE DE NOMBREUX GUESTS. QU’EST-CE QUI LEUR
A PLU DANS LE PROJET ?

 Que certains, comme Manu Payet, que je cite car il est devenu un complice de jeu, ou
d’autres avec qui je n’avais jamais travaillé, soient venus passer un moment avec nous, je trouve que c’est un cadeau supplémentaire

Franck Dubosc dans Peplum ©Cécile Rogue/M6


AVEZ-VOUS UNE ANECDOTE MARQUANTE ET DRÔLE CONCERNANT LE TOURNAGE
DE “PEPLUM” QUE VOUS POURRIEZ NOUS FAIRE PARTAGER ?

Tous les jours il y avait une anecdote ou quelque chose à raconter ! Il y en a tout de même une qui me vient à l’esprit, c’est la séquence où l’on reçoit les émissaires du monde entier, nous devions les recevoir en respectant le protocole. Cette séquence a failli nous empêcher de terminer la journée ! Au bout d’un moment je n’osais même plus faire le rituel du salut parce que Jonathan/ Maximus était déjà dans un fou rire extrêmement nerveux avant même que je ne fasse quoi que ce soit.
Il anticipait ce que j’allais faire et je finissais par avoir peur de faire le moindre geste pour accueillir nos hôtes. C’était extrêmement communicatif ! On a risqué notre vie sur ce coup-là, c’était un fou rire incontrôlable.

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