samedi 28 février 2015

Quelle ville VERTE pour le futur ? éléments de réponse sur Arte


Ville verte sur FutureMag

Alors que le nombre de citadins ne cesse de croître et que la crise énergétique menace, des cités intelligentes, écologiques et ultraconnectées sortent de terre. Solution d’avenir ou chimère urbaine ? 


Les villes n’occupent que 2 % de la surface de la terre, mais elles abritent plus de 50 % de la population et représentent 75 % de la consommation énergétique mondiale.


Des cités futuristes, vertes et hyperconnectées, voient ainsi le jour. King Abdullah Economic City (Arabie saoudite), Tianjin Eco-city (Chine), Songdo (Corée du Sud)… 


villes intelligentes (smart Cities), gestion écologique des ressources, jardins verticaux ou jardins partagés, 



Jardins partagés, l'idée commence à faire son chemin à Paris, mais on se demande pourquoi la #Semapa, l'aménageur de Paris Rive Gauche à si peu d'idées en ce sens !
En attendant, voici une belle émission sur Arte (Les Villes du futur) et sur FutureMag qui nous emmène ce samedi au Japon, où de véritables fermes verticales poussent en plein milieu de la ville.

En parallèle, FutureMag nous propose de jouer au jeu Speed Farming

Speed Farming 2050 est un jeu de gestion d’une ferme verticale pour comprendre et sensibiliser au développement de nouvelles technologies visant à rendre durable l’habitat urbain. L’objectif du jeu : gérer une ferme verticale et récolter suffisamment de denrées pour répondre à la demande des habitants.





Jardins partagés, hydroponie, architecture écologique… Et si la campagne venait s’inviter en ville ? Manque d’espace, rareté des ressources, sensibilité écolo, toutes les raisons sont bonnes pour voir naître une véritable agriculture urbaine.






Au cours des années 70, la France voit apparaître un phénomène sociogéographique nouveau, la périurbanisation ou rurbanisation. Ce néologisme créé durant l’année 1976, vient nommer une réalité observée depuis quelques années, à savoir un retour des populations urbaines vers les campagnes. Les populations rurales voyaient débarquer toujours plus de citadins, souhaitant investir des espaces plus vierges, loin du tumulte et du stress de la ville. Au-delà d’un réel « désir de vert et de tranquillité », cette migration des urbains pour le monde rural était rendue possible grâce à l’essor de la voiture comme moyen de transport autonome et à l’amélioration certaine des voies de circulation.

Jardins partagés à Paris

Les jardins partagés


Aujourd’hui, la forme la plus répandue d’agriculture urbaine reste les jardins partagés. Plus qu’un simple moyen de cultiver son jardin en ville, le jardin est pédagogique, créateur de lien social et animateur de quartier. Il existe un réseau national des jardins partagés depuis 1997, le « Jardin dans tous ses états ». C’est un collectif d’une dizaine de structures régionales, associatives et coopératives. Cette forme de projet social n’est pas sans rappeler les jardins ouvriers du 19e siècle ou jardins partagés que l’on pouvait retrouver dans les cités jardins imaginées par Ebenezer Howard. Le projet global était à l’époque d’imaginer au-delà de la forme urbaine spécifique des logements, un véritable modèle social basé sur une certaine forme d’autosuffisance alimentaire, de solidarité et le partage.


Les jardins-terrasses ou jardins sur toits


Au-delà de ces jardins partagés, que l’on peut retrouver dans différents quartiers au détour d’une rue, ou d’un carrefour, une autre forme architecturale ou urbanistique commence à être touchée par le retour de l’agriculture en ville. Ce sont les toits des immeubles ou plus précisément les toitures plates de certains immeubles. Faire fleurir une terrasse n’est certes pas une nouveauté, mais aujourd’hui il ne s’agit plus d’une simple décoration comme il y a quelques années, mais bien d’une production régulière et commune de fruits et de légumes.

C'est notamment le cas d'une des plus célèbres toitures-jardins, la Eagle Street Rooftop Farm qui voit le jour en 2008. Imaginée par les propriétaires de l'immeuble Broadway Stages, la ferme urbaine se situe à Brooklyn, à New York. On y pratique notamment de l'agriculture bio, ce sont d'ailleurs les premiers à avoir réussi à produire des laitues et des tomates en pleine ville. Cette véritable ferme de toit accueille également tout un élevage de petits animaux de ferme, tels que des poules ou encore des lapins. Alors que la ferme offre une vue imprenable sur New-York, elle offre surtout la possibilité aux utilisateurs de venir cultiver et également y faire ses courses. Plusieurs restaurants viennent d'ailleurs s'y approvisionner.



A Paris aussi, ce type d'agriculuture urbaine fait son chemin. Deux ingénieurs ont ainsi en décembre 2011, sur le toît de l'école AgroParisTech eu l'idée de transformer cette terrasse de 800 m2 inutilisée en potager urbain. Nicolas Bel et Nicolas Marchal, associés à des chercheurs de l'Institut National de Recherche Agronomique ont ainsi testé au cours de ces deux dernières années, différentes substances afin d'obtenir une réelle variété de produits agricoles urbains. Le projet de toit Potager était notamment de cultiver des légumes à partir de déchets organiques originaires de milieux urbains et périurbains, de type bois, compost ou carton tout en tentant de contrevenir à l'impact de la pollution sur les fruits et légumes produits. Bien que les jardins partagés ou les toits de fermes urbaines reconvertissent des pans délaissés de la ville, ces pratiques jusque-là évoquées ne font que s'adapter au bâti déjà existant.


Les fermes verticales hydroponiques




A l'inverse, il existe une autre forme d'agriculture urbaine, cette fois-ci bien plus avant-gardiste, et qui bouscule surtout l'urbanisme et l'architecture habituelle.


On parle tout d'abord de culture hydroponique, autrement dit de cultures sans terre. Les plantes reçoivent tous les nutriments nécessaires en atmosphère contrôlée, c'est à dire au sein d'une serre où sont réglées lumière et eau nécessaires à leur approvisionnement.

Aller directement au milieu de la vidéo (15 minutes)


Emission du 13/09/14 - FUTURE - ARTE par futuremag

Le véritable jardin d'éden de ces nouvelles cultures hors-sol, est bel et bien Singapour. Avec 5 millions de personnes entassées sur 712 km, les go-grows fleurissent maintenant depuis plusieurs années afin de répondre aux besoins alimentaires plus que grandissants. L'Autorité agroalimentaire de Singapour s'est ainsi associée à une société privée Sky Green pour développer ces fermes verticales. Situées tout en haut de différents immeubles, elles sont ainsi constituées de tours rotatives en aluminium qui permettent aux légumes de recevoir une quantité égale de lumière.


Ces fermes verticales urbaines imaginées par Sky Green ont d'ailleurs donné naissance à d'autres idées encore plus ingénieuses. La dernière en date, celle du laboratoire JAPA, qui vient d’élaborer un concept révolutionnaire de tour urbaine. Celle-ci serait en réalité entièrement dédiée à l’agriculture mais sa spécificité réside surtout dans son lieu d'implantation. La tour serait flottante afin de trouver une place nouvelle dans cette ville sur-urbanisée.Les structures de ces tours en forme de boucles permettront de laisser passer un maximum de lumière afin de donner une réelle possibilité de croissance des cultures.

A suivre...sur FutureMag



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