mercredi 25 février 2015

#Oscars : Les Inrocks cassent du mexicain

Les sorties de la semaine 


Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas vu un article aussi fielleux et rempli d'ostracisme. Les Inrocks se payent les #Oscars, Birdman (que je vous recommande chaudement) et au passage les mexicains et les acteurs US.

OScars ratés ... en couronnant les gesticulations techniques de “Birdman” ainsi que les interprétations les plus mièvres de l’année nous assène l'hebdomadaire comme un coup de massue. Ben voyons !

Et de continuer "Si le nouveau film d’Alejandro González Iñárritu, Birdman, a quelque intérêt, il faut néanmoins bien admettre que son triomphe (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original, meilleure photographie) n’était pas notre best case scenario. Il confirme en tout cas une domination mexicaine sur les grands-œuvres technicistes à Hollywood après la razzia opérée par Gravity l’an dernier" 

Donc selon les Inrocks Gravity serait aussi un mauvais film. Ou n'est plutôt la mauvaise foi de l'hebdo qui aime bien casser du mexicain. Ils sont loin, ne lisent pas le français, donc cela ne peut faire de mal à l'audience. A l'inverse, le très moyen mais français 'trois coeurs" de Benoit Jacquot était considéré comme un "grand film" par ce journal. Y aurait-il un mouvement raciste ou ostraciste chez certains de nos confères parisiens  ?

Birdman, grand film sur le cinéma et les acteurs

Birdman (voir notre critique là) fait au contraire selon nous, des grands films de l'année, film sur le cinéma, les errances et vertiges de la célébrité, au même titre que l'excellent "Sils Maria" d'Assayas, lui aussi film sur le cinéma et et dont nous avions eu l'occasion de dire tout le bien du monde. Citons Olivier Assayas : 

Très tôt j’ai pensé aux nuages, au ciel au-dessus de la vallée de l’Engadine, à ce qu’un paysage à la fois intimidant et si humain a d’immuable et en même temps de mouvant. Il est étrangement inscrit dans le temps, témoin des êtres qui l’ont parcouru, qui s’y sont fondus, à toutes les époques.

Kristen Stewart


A Paris ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le film d'Asssayas recevait les honneurs des Césars par rebond, le prix de l'actrice (meilleur second rôle) à Kristen Stewart, elle qui justement a décidé de rompre avec ce cercle pas très vertueux du star système. Victoire en demi-teinte pour Assayas qui évidemment espérait bien plus. Mais c'est toujours mieux que le prix du décor pour la Belle et la bête !

De son côté, l'excellent Neil Patrick Harris est comparé à un passe-plats. Proposons donc aux Inrocks d'animer les Cesars et les Oscars l'année prochaine. En attendant Cannes, prochain grand rendez-vous du cinéma.

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