jeudi 5 février 2015

l’actrice Golshifteh Farahani pose nue pour la liberté

 
Golshifteh Farahani, grande actrice,
Star du cinéma iranien

 

Chassée d’Iran, ce n'est pas un hasard si son premier film libérateur se nomme "Mensonges d'Etat" et si le cinéaste iranien jafar Panahi illumine Berlin


Star du cinéma iranien, Golshifteh Farahani, qui montrait ses cheveux à l'avant-première de Mensonges d'Etat, de Ridley Scott, avec Leonardo DiCaprio, s'est vue alors retirer son passeport iranien. Aujourd'hui elle se montre entièrement nue, mais avec cette douceur dans le visage et le regard, sous l'oeil de Paolo Roversi.

Golshifteh Farahani, Nue



Lors de l'avant-première du film à New York en 2008, elle apparait sans voile, provoquant la colère du pouvoir iranien, qui lui interdit de tourner au pays, lui confisque son passeport et la force à l'exil . Elle choisit la France. Depuis Paris, elle continue sa carrière, tournant avec Asghar Farhadi (A propos d'Elly), Atiq Rahimi (Syngué Sabour – Pierre de patience), Hiner Saleem (Si tu meurs, je te tue) ou à Hollywood (Exodus: Gods And Kings).

Golshifteh Farahani avec Leonardo



Exilée à Paris, cette ancienne pianiste de 30 ans se retrouve dans la grande famille du cinéma avec son compagnon, l'acteur Louis Garrel, et se dévoile un peu dans un clip sur les révélations des Césars 2012 : "de vos rêves, je serai la chair" dit-elle.



Au Monde, Golshifteh Farahani déclare, quelques mois après la diffusion du clip :

"L'Iran est un pays de contradictions, les différences culturelles sont énormes. Tout y est politique, même si personne ne connaît les Césars. Moi je ne dis rien, pour calmer le jeu."

Deux ans après, Golshifteh Farahani pose nue, en couverture du magazine L'Egoiste. Elle y confie que Paris "est le seul endroit de la planète où les femmes ne se sentent pas coupables. En Orient, tu l'es tout le temps. Dès l'instant où tu ressens tes premières pulsions sexuelles".

Voici une vidéo témoignage émouvant sur la condition des femmes en Iran !





Le cinéaste iranien Jafar Panahi illumine le Festival de Berlin avec son "Taxi" 



Golshifteh Farahani n'est pas toute seule à parler de liberté, Jafar Panahi, autre grand cinéaste iranien, qui reste prisonnier en Iran. Ce cinéaste dont Abbas Kiarostami fut le mentor de Panahi est l'auteur du Ballon blanc, du Cercle et de Sang et or avait pu, il y a deux ans, faire concourir à Berlin Closed Curtain (« le rideau fermé »).

Pour les besoins de son dernier film, Jafar Panahi est devenu chauffeur de taxi. Il a eu l’idée d’embarquer à bord une caméra qui, fixée sur le

rebord du pare-brise, peut facilement pivoter. Ainsi, tout ce qui se passe à l’intérieur de la voiture est filmé. Jafar nous donne à voir toute une série de passagers qui, ensemble, dessinent un portrait nuancé, profond, souvent drôle, de la société iranienne actuelle.

Berlin c'est 23 films en compétition, dont les nouvelles réalisations de Benoit Jacquot (Journal d’une femme de chambre), Terrence Malick (Knight of Cups), Wim Wenders (Everything Will Be Fine), Werner Herzog (Queen of the Desert), mais aussi Jiang Wen, Peter Greenaway, Pablo Larrain, Kenneth Branagh, Patricio Guzman, Alexei Guerman Jr. et surtout le "taxi" de Jafar Panahi qui s'exprimait dans le magazine Screen.

«Je suis un cinéaste. Je ne peux rien faire d’autre que réaliser des films. Le cinéma est ma manière de m’exprimer et ce qui donne un sens à ma vie. Rien ne peut m’empêcher de faire des films, et lorsque je me retrouve acculé, malgré toutes les contraintes la nécessité de créer devient encore plus pressante. Le cinéma comme art est ce qui m’importe le plus. C’est pourquoi je dois continuer à filmer quelles que soient les circonstances, pour respecter ce en quoi je crois et me sentir vivant.»

cinéma films documentaires TV séries documentaires expos moteurs

Nomade des mers, les escales de l'innovation. Une série documentaire sur Arte

Corentin de Chatelperron sur le catamaran Nomade des mers Du 29 octobre au 16 novembre 2018, du lundi au vendredi à 17h35 et en repla...